mercredi 16 septembre 2026

Les figures de style dans Le Dernier Jour d’un Condamné de Victor Hugo : définitions, exemples et exercices


1ère Bac • Littérature française • Victor Hugo

Les figures de style dans Le Dernier Jour d’un Condamné

Définitions simples, exemples tirés de l’œuvre et exercice d’entraînement pour reconnaître rapidement les principales figures de style utilisées par Victor Hugo.

Introduction

Pourquoi étudier les figures de style ?

Dans Le Dernier Jour d’un Condamné, Victor Hugo utilise de nombreuses figures de style pour renforcer l’angoisse du narrateur, rendre les scènes plus expressives et donner davantage de force à son message. Pour l’examen, il faut savoir identifier la figure, relever l’exemple et expliquer brièvement son effet.

Cours

1. Définitions des principales figures de style

La comparaisonElle rapproche deux éléments à l’aide d’un outil comparatif comme comme, tel, pareil à, ainsi que.
La métaphoreElle rapproche deux éléments sans utiliser d’outil comparatif.
La gradationElle enchaîne plusieurs mots ou expressions selon une progression croissante ou décroissante.
L’énumérationElle consiste à présenter successivement plusieurs éléments appartenant à un même ensemble.
L’oxymoreIl rapproche deux termes dont les sens semblent opposés.
L’hyperboleElle exagère volontairement une idée ou une réalité pour produire un effet fort.
La personnificationElle attribue des caractéristiques humaines à une chose, une idée ou un élément non humain.
La métonymieElle remplace un terme par un autre qui entretient avec lui un lien logique ou concret.
La synecdoqueElle remplace un mot par un autre selon un rapport de partie à tout ou de tout à partie.
La périphraseElle remplace un mot par une expression plus longue qui le désigne indirectement.
L’antiphraseElle consiste à dire le contraire de ce que l’on pense, souvent avec une intention ironique.
L’antithèseElle oppose fortement deux idées, deux mots ou deux groupes de mots.
La litoteElle exprime moins pour suggérer davantage.
L’anaphoreElle répète le même mot ou le même groupe de mots au début de plusieurs phrases ou propositions.
La répétitionElle reprend plusieurs fois le même mot ou la même expression afin d’insister sur une idée.
L’accumulationElle regroupe un grand nombre de termes pour produire une impression d’abondance ou d’intensité.
L’allégorieElle représente concrètement une idée abstraite à travers une image, un personnage ou une scène.
L’interrogation rhétoriqueIl s’agit d’une question qui n’attend pas réellement de réponse et qui sert à insister ou convaincre.
Comparaison

2. Exemples de comparaison dans l’œuvre

Les phrases ci-dessous sont conservées telles qu’elles apparaissent dans le document source.

un supplice qui commençait avec le jour, et qui durait, comme celui du misérable qu’on torturait au même moment, jusqu’à quatre heures.
d’un consentement tacite et unanime, comme le reste des choses mauvaises qui nous avaient gênés.
Nous la crûmes brûlée comme les autres.
nous eûmes foi pour l’avenir à l’inviolabilité de la vie comme à l’inviolabilité de la liberté.
La séance de nuit surtout fut tendre, paterne et déchirante comme un cinquième acte de Lachaussée.
chacun de ces compartiments sert en quelque sorte d’antichambre à un cachot pareil au mien.
qui est assis à cette table, laquelle ressemble à une autre table.
prolongeant son rire qui ressemblait à un râle.
parce que la prière ressemblait trop à une sommation.
surtout à la dignité que l’un d’entre eux répandait comme un manteau de pourpre sur leur malheur.
mal à l’aise au soleil de juillet comme un oiseau de nuit en plein jour.
j’étais un homme comme un autre homme.
Exemples tirés de l’œuvre

3. Figures de style dans Le Dernier Jour d’un Condamné

1Enumération
On m’a aussi donné de l’encre, du papier, des plumes et une lampe de nuit.
2Comparaison
Je me sentais emporté avec stupeur, comme un homme tombé en léthargie.
3Antithèse
Parmi ces figures éteintes et mornes, çà et là, brillaient quelques yeux perçants et vifs.
4gradation ascendante
J’étais ivre, stupide, insensé.
5Euphémisme
Il est dans la terre et dans le ciel.
6métaphore
C’était les prisonniers spectateurs de la cérémonie en attendant leur jour d’être acteurs
7Métonymie
Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée.
8Anaphore
Moi, seul muet dans ce vacarme, Moi seul immobile dans ce tumulte.
9Comparaison
Vous serez seul dans votre loge comme un roi.
10Litote
Me tuer de sang-froid, en cérémonie, pour le bien de la chose.
11Périphrase
Avant de m’ensevelir dans cette tombe à deux roues.
12Antiphrase
Maintenant, Dieu merci, je n’espère plus.
13Personnification
L’intelligence ne souffre pas, elle dort.
14Métonymie
A peine arrivé, des mains de fer s’emparèrent de moi.
15Antiphrase
J’espère que ma mort lui va faire grand plaisir.
16pléonasme
Quoi ! Le soleil, le printemps, les champs pleins de fleurs, les oiseaux qui s’éveillent le matin, les nuages, les arbres, la nature, la liberté, la vie, tout cela n’est plus à moi !
17métonymie
Peut-être cette lecture leur rendra-t-elle la main moins légère quand il s’agira quelque autre fois de jeter une tête qui pense, une tête d’homme, dans ce qu’ils appellent la balance de la justice ?
18Personnification
Une jolie petite plante jaune, toute pénétrée d’un rayon de soleil, jouait avec le vent dans une fente de la pierre.
19Litote
Il ne faut pas tuer le père d’une enfant de trois ans.
20oxymore
Un rire amer sur le visage.
21Litote
Malheureusement, je n’étais pas malade. Le lendemain il fallut sortir de l’infirmerie.
22Personnification
Cette nuée de démons escaladait ma misérable cellule.
23métonymie
En cet instant je m’aperçus que j’étais sans fer.
24Antithèse
On entendait ouvrir et fermer les lourdes portes.
25Métaphore
Entre deux masses de peuple murées de soldats.
26Oxymore
Elle a fait un bruit sourd en passant sous la voûte de la grande porte.
27Hyperbole
Une froide averse d’automne éclata brusquement et déchargea à torrents dans la cour carrée.
28Métonymie
Tout Bicêtre semblait rire, chanter, courir, danser.
29Anaphore
Ce mur, c’est de la prison en pierre ; cette porte, c’est de la prison en bois ; ces guichetiers, c’est de la prison en chair et en os.
Entraînement interactif

4. Choisissez la bonne réponse

Cliquez directement sur une réponse. Elle devient verte si elle est correcte et rouge si elle est incorrecte. L’explication apparaît immédiatement sous la question.

Score : 0 / 15
Question 1
On m’a aussi donné de l’encre, du papier, des plumes et une lampe de nuit.
Question 2
Je me sentais emporté avec stupeur, comme un homme tombé en léthargie qui ne peut ni remuer ni crier et qui attend qu’on l’enterre.
Question 3
Parmi ces figures éteintes et mornes, çà et là, brillaient quelques yeux perçants et vifs comme des points de feu.
Question 4
J’étais ivre, stupide, insensé.
Question 5
Il est dans la terre et dans le ciel.
Question 6
C’était les prisonniers spectateurs de la cérémonie en attendant leur jour d’être acteurs.
Question 7
Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée.
Question 8
Moi, seul muet dans ce vacarme, seul immobile dans ce tumulte.
Question 9
Vous serez seul dans votre loge comme un roi.
Question 10
Me tuer de sang-froid, en cérémonie, pour le bien de la chose.
Question 11
Avant de m’ensevelir dans cette tombe à deux roues.
Question 12
Maintenant, Dieu merci, je n’espère plus.
Question 13
L’intelligence ne souffre pas, elle dort.
Question 14
A peine arrivé, des mains de fer s’emparèrent de moi.
Question 15
J’espère que ma mort lui va faire grand plaisir.
Conseil : observez toujours le procédé utilisé dans la phrase et son effet, pas seulement un mot isolé.
Méthode examen

5. Comment répondre à une question sur une figure de style ?

  • 1. Relevez l’expression exacte dans le passage.
  • 2. Nommez la figure de style demandée.
  • 3. Justifiez brièvement votre réponse en expliquant le procédé.
  • 4. Donnez l’effet produit : insistance, opposition, exagération, image, émotion, etc.

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